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Les Calaos

calaos

Ils vivent en Afrique ou en Asie, fréquentant la forêt tropicale ou la savane, qu’ils traversent en poussant des cris rauques et puissants.

Difficile de connaitre leur évolution car nul n’a retrouvé de fossiles du crétacé, et ce quelle que soit la famille à laquelle ils appartiennent.

Selon les études phylogénétiques, il semble qu’ils soient de la même famille que les huppes, les moqueurs d’Afrique, les rolliers, guêpiers voire les martins-pêcheurs.

En tous les cas, les taxinomistes (chargés de classer les formes vivantes) ont recensé de 45 à 47 espèces de calaos, de 14 genres différents.

La plupart des calaos sont liés aux forêts tropicales afro-asiatiques et dépendent directement de la sauvegarde de la végétation. Ceux de la savane d’Inde ou d’Afrique, soit environ ¼ des espèces, sont plus petits mais plus aisément observables.

C’est un oiseau étonnant

qui donne l’impression de ne vouloir se faire remarquer que par son bec démesuré, ses couleurs vives et variées côté bec et casque et les teintes variées qui éclairent la peau nue autour de l’œil.. Surprenant alors que le reste de son plumage est plutôt terne…

Quel que soit l’endroit où il vit, son mode de vie est d’abord familiale. Grégaires, ils aiment se regrouper, particulièrement dans la forêt, en bandes allant d’une dizaine à plusieurs centaines de calaos… cependant à l’intérieur de ses bandes, chaque famille garde son intégrité voire son indépendance. On comprendra aisément que ce grégarisme leur sert avant tout à se sentir plus fort face à l’adversité, car certains en particulier le rhinoplax vigil (à casque rond) repère facilement le danger et les prédateurs. Il est aussi très efficace en cas d’attaque. Cela leur sert aussi pour leur recherche de nourriture, surtout en saison sèche.

Amateurs de fruits,

Mais qui mange aussi des petits animaux…surtout pour ce qui concerne les espèces se nourrissant à la fois dans les arbres et sur terre… les grands calaos s’avèrent plutôt frugivores, y compris les fruits à coques. Leurs régimes alimentaires varient selon les saisons. Lorsqu’ils capturent une proie volumineuse, le calao la triture avec son bec afin d’en ramollir les parties indigestes et la débarrasser d’une épine ou d’un dard…

Lorsqu’il chante, le calao d’Afrique, tel le tockus, mais ce n’est pas le seul, se penche en avant en une ample révérence, accompagnée ou non du relèvement de ses ailes ouvertes au-dessus de son dos, ou bien il étire son corps vers le haut, tout en dressant sa queue… il faut bien montrer tous ses atours quand on est un oiseau… ce qui nous amène à

La saison des amours

Au début, mâles et femelles se livrent à des parades sexuelles, combinant cris divers et signaux… ceux-ci sont beaucoup plus nombreux en savane que dans la forêt, où la densité de la végétation entrave leurs ébats. Ils pratiquent également l’épouillage, l’un nettoyant les plumes de l’autre. Le couple formé l’est pour la vie. Les calaos sont monogames et les liens entre partenaires semblent très solides, chacun ayant un rôle déterminé dans l’élevage des jeunes.

Après l’accouplement le premier travail de la femelle consiste à rechercher dans la savane ou la forêt, une cavité naturelle satisfaisante… le plus souvent un tronc d’arbre.. adapté à la taille de l’oiseau. Les calaos choisissent la plupart du temps une enclave de forme ovoïde, ce qui réduit les travaux de maçonnerie, qui, par la suite, viendront l’obturer, interdisant à quiconque, fut-ce au mâle, d’accéder au nid. Jamais très profonde, cette cavité peut en revanche être fort haute de plafond et déboucher sur une cheminée, sorte d’issue de secours où la mère s’échappera en cas d’attaque.

C’est un mode de nidification unique chez les oiseaux, qui va durer environ 2 mois.. Durant cette claustration, sa survie et celle de leurs petits, dépendent exclusivement du mâle qui les nourrit.

Au bout de ces deux mois, la femelle qui a mué (perdant toutes ses plumes, rémiges et rectrices en même temps) dans son nid (et c’est fort heureux car nue au sol, ne pouvant voler, elle serait extrêmement vulnérable (la nature fait bien les choses), laisse la place aux petits qui ont grandi.

Le mâle mue aussi chaque année, mais ses plumes se renouvèlent à mesure que tombent les anciennes, de sorte que fort heureusement vu son rôle, il est toujours en mesure de voler. Car ces deux mois sont faits pour lui de vols incessants pour nourrir sa petite famille.

Les calaos sont de vrais semeurs de forêt… très précieux.. en témoignent les nombreuses plantules qui poussent sous les arbres où les oiseaux viennent digérer ou passer la nuit.. mais l’étude approfondie de leurs relations avec les plantes reste encore à faire, et surtout, à être interprétée…

Fascinant non ?

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Bonjour tout le monde !

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Le Bruant des Neiges

N’est-il pas magnifique ? ce joli passereau aux couleurs prédisposant à nicher dans les régions montagneuses du Grand Nord où dominent les roches et la neige… Ces pays de prédilection sont la Scandinavie et le Groenland durant 7 mois de l’année, et les Laurentides le reste de l’année….

Lorsqu’il arrive dans les régions les plus méridionales du Canada, on peut penser que l’hiver est annoncé. On les voit d’ordinaire en petites volées survolant les champs à découvert et le long des grêves où ils se nourrissent principalement de graines de "mauvaises" herbes et d’insectes.

Quelque soit la saison, même l’hiver nous offre des images merveilleuses. Tant de lumière dans les champs tout blancs, la neige éblouissante est façonnée en formes douces ou tourmentées sculptées par le vent………… c’est la paix ! La vie semble figée par le froid.

Mais s’il survient un vol de bruants des neiges, unis par une mécanique subtile et infaillible, évoluant parfaitement à l’unisson, montant et descendant, montrant tour à tour, leur dos foncé ou leur ventre blanc… quel spectacle !

c’est une course fébrile d’une herbe à l’autre en même temps qu’un joyeux gazouillis continuel….

A la fonte des neiges, les bruants remontent vers le nord pour nicher. Ils affectionnent les terrains rocailleux, les escarpements, les flancs de montagnes, les falaises où se trouve la toundra de mousse. Dans l’Arctique,  pas d’arbre, alors il font leur nid dans une crevasse de roche ou de falaise, sous les pierres, ou divers creux…. Pour éviter le froid le nid sera bien garni d’herbes, de mousse, de plumes et de poils. La femelle assure seule l’incubation des 4 à 7 oeufs durant 12 à 13 jours.

 

Durant ce temps, le mâle la nourrit et aidera les petits encore 10 à 12 jours après la sortie du nid.

Le bruant des neiges est l’oiseau du Canada qui fait son nid le plus au Nord.

En hiver, dans les Laurentides, ils préfèrent les bords de routes et les terres agricoles pour y trouver les graines de toutes sortes, mais on peut les voir aussi près des mangeoires lorsque les conditions climatiques sont trop difficiles. Ils offrent alors un spectacle ravissant car en groupe, ils exécutent des chorégraphiques toujours inédites. Le froid ne leur pose pas de problème. Ils savent se cacher dans la neige pour dormir. Ils peuvent aussi affronter des températures de – 40 C sans être affectés.

Billet dédicacé à mon amie Louise qui m’a fait connaître ce magnifique oiseau ! merci.

 

La Paruline ou sylvette masquée

 

Ce joli petit oiseau à tête noire et or, très présent sur le continent nord américain, s’aventure quelquefois en Europe.

 

On l’appelle Paruline ou Sylvette masquée. C’est un petit passereau proche de nos fauvettes. Elle est très répandue dans les bois de ses régions d’origine, mais bien qu’elle arbore des couleurs vives, il est très difficile de l’apercevoir car elle se tient souvent à couvert, dans les buissons épineux et les roselières.

 

Pour voir les parulines, il faut chercher leur habitat de prédilection, près de l’eau, parmi les joncs, les massettes, les roseaux, les phragmites et autres saules qui poussent en zone humide. Les parulines sont très communes dans toute l’Amérique du Nord, d’où elles migrent en masse vers des contrées plus chaudes dès l’automne.

 

Le mâle et la femelle forment un couple à la fois harmonieux et contrasté. Le mâle arbore un masque d’un noir d’encre et une gorge jaune d’or, alors que la femelle plus pâle, est totalement dépourvue de noir. Elle est cependant élégante, dans un genre plus discret, avec sa tête brun olive, sa gorge d’un jaune plus mat, son dessous tabac blond et un cercle brisé blanc autour de l’œil.

 

Comme un éclair fugace

 

Le bavoir jaune vif du mâle est souvent tout ce que l’on peut apercevoir de l’oiseau, parmi les branches épineuses.

 

A la saison des amours, le mâle se juche sur une branche bien dégagée pour y entonner un air vif, entraînant et répétitif. Ce chant audible de très loin, est caractérisé par une force et une puissance étonnantes pour un si petit oiseau.

 

Sur leur territoire de nidification, les parulines masquées ne volent ni très loin, ni très vite. Elles se contentent de passer du couvert à l’air libre et inversement en lâchant un petit "tzep" qui rappelle le bruissement d’une décharge électricité invectivant de forts et véhéments techk-tchek ! d’alarme, qu’il répète aussi longtemps que nécessaire.

 

Agent discret !

 

Les parulines masquées circulent sans cesse à couvert dans les végétations des berges et des marécages cherchant des insectes et des larves.

 

Les insectes constituent l’essentiel de son régime aussi elle prospecte furtivement le sol, en se faufilant entre les roseaux et autres plantes d’eau… elle s’intéresse surtout à la partie basse des broussailles où elle prend insectes et araignées sur la végétation. De temps en temps il lui arrive de prendre son envol pour attraper un coléoptère ou une mouche en vol, à d’autres occasions elle complète son repas d’un escargot et de quelques graines.

 

Cette couverture au sol n’est pas seulement importante parce qu’elle lui fournit ses proies mais elle lui procure également un abri qui la protège de ses propres prédateurs : serpents, tortues, ratons laveurs, opossums et autres pilleurs de nids comme les corvidés….

 

Silence, on couve .!

 

Déjà prudentes de nature, les parulines le sont encore plus en période de nidification.

 

Une semaine après le retour des mâles de leur migration, les femelles arrivent sur les zones de nidification.

 

Les sylvettes masquées commencent à s’accoupler dès que les femelles arrivent sur les zones de nidification entre mars et mai. Au beau milieu de la saison des amours, en juin, le mâle chante à tue-tête…….. Ailes palpitantes, il monte en flèche à 6 ou 7 m d’altitude pour lancer ses trilles aigus à la cantonade, avant de redescendre dans l’herbe, où il susurre le reste de la mélodie à sa partenaire.

 

Séducteur masqué

 

Le masque noir du mâle joue un rôle très important dans sa technique de séduction de la femelle, un peu comme s’il indiquait le nombre de petits que le géniteur serait capable de produire. Il semble bien, en tous cas, que les mâles au masque le plus développé aient une grande énergie sexuelle et s’accouplent plus que les autres. On voit parfois des femelles déjà accouplées tomber sous le charme d’un mâle au large masque. Elles s’en vont alors batifoler avec ce beau masque et certains mâles engendrent ainsi des progénitures plus ou moins légitimes.

 

Futurs parents

 

C’est la femelle qui choisit le site de nidification, généralement situé dans une végétation dense, au bord de l’eau, ou parfois au-dessus de l’eau dans une touffe de roseaux ou de joncs. Elle peut aussi adopter le cœur d’un buisson épais ou d’une grosse touffe d’herbe, plus rarement un saule ou un « chou puant » bien connu au Québec. Elle y tisse une coupe irrégulière d’herbes sèches, de phragmites, de lanières d’écorces et de fougères, qu’elle garnit enfin de radicelles, d’herbes fines et de poils.

Dès que le nid est terminé, la femelle dépose 3 à 5 œufs blanc cassé, finement ponctués de brun, de noir et de gris à leur gros bout. Elle assume l’essentiel de l’incubation pendant les 12 jours nécessaires. Le mâle la nourrit durant cette période.

Le couple de sylvettes se montre très prudent lors de leurs déplacements jusqu’au nid. Ils ne s’y rendent jamais directement, mais y accèdent après force détours à couvert destinés à égarer un éventuel poursuivant.

 

A l’éclosion, les oisillons ont une peau orange clair couverte d’un duvet clairsemé gris clair. Leurs bouches teintées de rouge sombre, que borde le jaune de leurs becs. Les deux parents s’emploient, s’épuisent même, à capturer un maximum d’insectes pour élever leurs petits.

Les jeunes quittent le nid seulement 8 jours après leur éclosion et volent à 10 jours. Les adultes continuent à les nourrir pendant encore 20 jours, jusqu’à ce qu’ils puissent le faire eux-mêmes. Beaucoup de couples entreprennent une seconde couvée. Le mâle assume alors la responsabilité jusqu’à la fin de l’élevage de la première, en continuant à nourrir les petits, pendant que la femelle construit toute seule un second nid, où elle entreprend une autre couvée.

 

"Là parmi les oiseaux, l’Amour vient se poser ;

Là sous les antres frais habite le baiser"

André Chénier – Elégies

Le Serin Cini

 
un zeste de citron

 
Voisin des hommes, le serin cini passe pourtant inaperçu, avec sa petite taille et son costume assez terne réhaussé d’un zeste de citron.
 
Il a un corps arrondi avec une grande tête et un petit bec conique mais puissant. Le mâle a la tête, le front, la gorge et la poitrine d’un jaune éclatant, avec une couronne et des joues vert foncé. Le dessus est gris-vert avec des rayures foncées. La femelle est beaucoup plus terne, avec un plumage gris-vert, le dessous plus pâle. En vol, le croupion jaune vif du mâle est particulièrement visible.
 
Le mâle émet son chant nuptial dès la fin de l’hiver sur un perchoir.
 
Espèce protégée de la famille des Fringilles, ce qui en fait un cousin des pinsons, le serin cini est un oiseau du midi….  C’est un hôte familier des jardins et des campagnes d’une bonne partie de l’Europe… mais seulement à la belle saison. Alors qu’il est très présent dans le midi, y compris en dehors des zones habitées, plus au nord, dans les régions où il n’est qu’un visiteur des beaux jours, le serin cini se rencontre le plus souvent à proximité des activités humaines. L’oiseau a peu à peu conquis ces territoires en recherchant les cultures et les friches qui lui sont nécessaires pour y trouver les graines parmi les herbes folles ou les plantes. A la façon des chardonnerets ou des linottes, il montre une grande agilité dans sa quête de nourriture, s’agrippant aux plantes, extirpant soigneusement les graines ou les piochant au sol avec vivacité.
 
On peut le trouver jusqu’en Ile de France, voire plus au Nord, depuis une trentaine d’années, fréquentant les friches, où l’oseille, le plantain  et d’autres graines le nourrissent. Mais dès les premiers mauvais jours revenus, ils retournent dans les régions méditerranéennes, jusque parfois en Afrique du Nord.
 
Parade nuptiale

 
Dès la fin de l’hiver, au sein des bandes de serins, les couples se forment. Le mâle entonne son chant nuptial bien en vue sur un perchoir qu’il ponctue de vols rapides. Comme tous les mâles d’oiseaux chanteurs, il adopte une position avantageuse, port altier, ailes abaissées et frémissantes, hérissant son plumage, il s’incline en courbettes. Il se pavane devant la femelle qui reste impassible. Puis le mâle bondit brusquement sur elle et la chasse à plusieurs reprises avant que l’accouplement ait lieu.
La femelle s’occupe seule de la construction du nid, une coupe profonde et solide qu’elle installe assez haut dans un conifère touffu ou à la fourche d’un arbre fruitier, ce qui va l’occuper durant 3 à 6 jours.. Elle pond 3 à 5 oeufs qu’elle va couver 13 jours, temps durant lequel le mâle lui apportera la nourriture au nid. Les premiers jours après l’éclosion, elle continue de protéger et de réchauffer ses oisillons et le mâle continue plus que jamais les allées et venues pour nourrir sa petite famille. S’agrippant, sautillant, piochant du bec énergiquement, s’envolant sans cesse, il accumule des graines, et quelques chenilles à l’occasion avant de rapporter sa provende au nid à partager entre maman et oisillons.
 

La femelle rejoint bientôt le mâle dans la recherche de nourriture, les jeunes restant seules entre les allées et venues des parents qui s’éloignent et reviennent ensemble. Au moindre bruit, les oisillons se dressent pour écouter attentivement e cri d’alarme de l’adulte, ils se tapissent au fond du nid sans bouger, offrant une défense passive à l’approche du danger. A l’âge de 15 jours environ, les jeunes quittent le nid mais ne seront complètement indépendants qu’une dizaine de jours après leur envol.. Durant ces quelques jours ils réclament encore de la nourriture et c’est papa qui pourvoit au ravitaillement tandis que maman entreprend déjà une seconde nichée.
 

Dès septembre, les oiseaux migrateurs redescendent vers le Sud en petites troupes, volant à faible hauteur pendant quelques heures par jour, s’appelant sans cesse. Durant la mauvaise saison les serins cini se déplacent en bandes pour se nourrir. Sans cesse en mouvement ils s’éparpillent dans une friche, un jardin ou un champ où ils grappillent volontiers activement puis se rassemblent dans un arbre le temps de se lisser les plumes tout en gazouillant, avant de regagner un autre lieu de leur vol onduleux. Sur leur passage, le promeneur attentif est sans cesse attiré par les petits cris de ces oiseaux bavards jusque dans leurs déplacements.
 
Le serin cini est un oiseau partiellement migrateur, c’est-à-dire qu’ils nichent au nord et hivernent autour de la Méditerranée. Les oiseaux du Midi sont sédentaires. Depuis la première moitié du XXème siècle, ils migrent doucement vers le nord suivant en cela le réchauffement climatique, qu’il soit naturel ou lié à l’activité humaine.
 
Serin, serine, sirène et serinette
 
Le serin cini était appelé autrefois « serin vert de Provence » pour le distinguer du canari. Ce nom de serin viendrait du vieux français « serene » qui signifie « sirène » : allusion aux qualités vocales de l’oiseau. Le serin cini est apprécié pour son chant, ce qui lui a valu de vivre en cage, mais toutefois moins que le canari. Ce dernier était aussi appelé « serin », et sa femelle, la « serine ». Et si l’on dit « seriner », c’est-à-dire répéter une chose sans trêve, c’est parce que l’on utilisait autrefois un peit instrument musical, la « serinette » pour apprendre des airs aux serins….
 

 
Les migrations
  

 

L’Accenteur Mouchet

Cendrillon des buissons

 
L’accenteur mouchet mène quasiment une double vie. Connu comme un oiseau calme, réservé et pacifique, il est en réalité loin d’être si tranquille que cela.
 
Il a developpé l’art de vivre caché.. discret… Il semble timide et il est vrai qu’il ne fait rien pour attirer l’attention. Il aime à se frayer un chemin à travers les haies et vit sa vie tranquillement, à son rythme. Il faut être très observateur pour le voir et le reconnaître. Il est sûrement dans votre jardin mais vous ne l’avez pas vu… Dans le mien, seuls les moments où ils viennent manger m’ont permis de faire la différence et de comprendre quel était l’oiseau qui avait un si joli chant.
 
Aux temps anciens on l’appelait « traîne buissons ou gratte paille » tant il aime se faufiler dans les broussailles…
 
L’accenteur mouchet adore voleter dans les haies et c’est ce qui rend si difficile l’observation car ses couleurs se confondent bien dans l’environnement… Des marques subtiles de brun sur gris de sa calotte, de ses joues et de ses flancs apparaissent très nettement. A la saison des amours, le gris de la tête et de la poitrine s’intensifie rendant l’oiseau plus sombre par contraste.
 
les vibrations constantes de ses ailes et de sa queue constituent la principale caractéristique de l’accenteur et permettent de l’identifier de loin. En été les mâles rivaux s’affrontent pour un territoire montrant leur hostilité avec force battements d’ailes. Le mâle avance et lève une aile ou les deux à la fois ou alternativement montrant ainsi son agressivité.
 
Les accenteurs on un répertoire vocal surprenant. Ils poussent une chansonnette qui met une note de gaîté dans la haie toute l’année, mais surtout au début du printemps, saison des amours. Cette claire ritournelle très haut perchée fut comparée au piano ragtime. Les deux partenaires communiquent par des « tsi ! tsi ! » feutrés de contact quand ils mangent, un cri perçant s’ils sont alarmés par un chat et un sifflement de vol quand l’accenteur est en l’air.
 
Le petit rat de la haie
 
Même quand il mange, il le fait discrètement sur le sol et dans les haies qu’il parcourt comme une petite souris des bois.  Il a le bec pointu des insectivores. Aussi au printemps et en été, consomment-ils une quantité impressionnante de mouches, scarabées et petites chenilles, mais également des araignées, des petits escargots et des vers de terre. Cela devient même une priorité absolue quand une couvée de poussins affamés attend d’être nourrie au nid.
 
En automne et en hiver, je les ai très souvent observés picorant à terre les petits fragments de graines et les miettes tombés des mangeoires…

 
 
Cachés dans la haie,
ils vivent des liaisons compliquées !
 
Chez ce petit oiseau,  les partenaires modifient les modalités de leur union en fonction de la qualité de leur habitat.
Quand la nourriture abonde, le mâle décide parfois que la femelle peut élever sa couvée sans son concours, et s’accouple ainsi avec trois femelles, chacune construisant son nid sur son propre territoire.
A l’inverse, une jeune femelle peut se rendre compte qu’elle a besoin de plus d’aide que celle d’un seul mâle pour élever sa progéniture. Bien que son partenaire officiel s’accouple souvent et ouvertement avec elle, elle va chercher un autre mâle. Son partenaire tolère la présence de ce jeune mâle dominé sur son territoire aussi longtemps que le prétendant garde un profil bas et aide à élever sa famille. Mais la femelle n’est pas si fidèle et va s’accoupler discrètement avec le jeune mâle dans les buissons pour l’encourager à rester.
 
Couvées mêlées

des tests ADN sur les poussins dans les nids d’accenteurs montrent qu’ils sont souvent de pères différents. Grâce à ses étranges combinaisons, les accenteurs mouchets font des pères et des oncles très efficaces. Nourris d’un festin d’insectes, les oisillons grandissent très vite. En 12 jours, la couleur charbonneuse du duvet des poussins a disparu au profit des plumes,  et les jeunes oiseaux peuvent quitter le nid. Dès que la première couvée s’envole, les parents construisent un nouveau nid pour la suivante.

 
Oeufs bleus
 
les femelles construisent un nid très bas dans le touffu inextricable d’une haie ou d’un roncier. Le nid est une coupe d’herbes sèches tissées avec de la mousse, sur une base de brindilles garnis de poils et de laine. La femelle pond généralement 4 à 6 oeufs très jolis d’un étincelant bleu turquoise, chacun d’eux étant légèrement effilé. Avant que sa couvée soit complète, elle cache ses oeufs trop visibles sous la garniture du nid. Elle seule couve durant environ 12 jours.
 
Avec celui de la fauvette, le nid de l’accenteur est souvent squatté par le coucou…  
 

Le Loriot d’Europe

Le merle d’or

  

  

 

Jaune éclatant, il est pourtant passé maître dans l’art de se cacher.

 

Sa silhouette élancée rappelle un peu celle du merle, pourtant on ne peut le confondre avec aucun autre oiseau. Ses couleurs interdisent toute erreur… Cet hôte des bois quasiment invisible fréquente essentiellement la cime des arbres et s’il des descend c’est en dissimulant et pourtant sa tenue noir et or ne le prédispose pas à la discrétion. Et comme lors de sa migration vers l’Afrique, il ne vole que de nuit, on n’a pas plus de chance de l’apercevoir.

 

La femelle est plus discrète avec son dos tirant sur le vert et son ventre blanc cassé rayé de brun en pointillés, mais elle a aussi la queue et le bout de ses ailes de ce jaune éclatant.

Toutefois quand on aperçoit ce magnifique oiseau, on dit : « connais-tu ce bel oiseau jaune ? »

 

Le meilleur moyen de localiser le loriot est son chant très mélodieux. Il dispose d’une large gamme de sons et de notes allant du miaulement du chat, au bavardage façon pies, voire au cri strident du geai. Ce chant puissant peut être pris, en bas, pour celui d’un oiseau tout proche.

 

Les longues ailes du loriot l’enlèvent vite, en souplesse, avec légèreté.

 

Le nid balancelle

 

Le vent a beau souffler et les branches se balancer, les œufs puis les petits loriots restent en parfaite sécurité dans leur nid qui danse.

 

Les loriots arrivent chez nous (en France) début mai. Aussitôt les mâles sifflent et vocalisent à l’envi, pour établir leur territoire au sommet des arbres. Chaque couple s’installe sur un vaste domaine de 1 km², qui comprend de 400 à 1000 grands.

 

La parade nuptiale se compose de figures entre les cimes des arbres. La femelle incite le mâle à se lancer à sa poursuite en l’excitant. Il la suit, de si près qu’il pourrait toucher de son bec les plumes de sa queue à elle, en épousant au plus près toutes ses virevoltes.

 

Bec outil 

 

La construction du nid commence donc fin mai, début juin. La femelle bâtit une sorte de hamac qu’elle suspend à une fourche horizontale, au sommet d’un arbre élevé. Elle utilise pour ce faire de longues herbes et des bandes découpées de feuilles et d’écorces, auxquelles elle ajoute parfois du papier déchiqueté et des fibres récupérées pou tisser la charpente du nid. Elle enroule les brins les plus longs autour des branches de la fourche pour ancrer solidement le nid dessus. Elle colmate ensuite les trous par l’extérieur, avec des lichens et de la mousse, puis garnit la coupe de laine et de duvets végétaux. Après 12 jours d’assemblage et de tissage, le nid achevé est un abri à toute épreuve, qui va accueillir 3 ou 4 œufs blancs ou rose clair, ponctués de brun. Ah les mamans !!!!

 

 

Tout là-haut ! 

La famille loriot grandit hors de vue, derrière un écran de feuilles au sommet d’un grand arbre.

 

Au bout de 16 à 17 jours d’incubation essentiellement assurée par la femelle qui sera nourrie à domicile d’un choix d’insectes parmi les plus tendres apportés par le papa, les poussins brisent leur coquille. Ils sont recouverts d’un duvet jaune pâle long mais clairsemé et ouvrent un large bec rose brillant, entouré d’une bordure blanchâtre.

 

Aux fourneaux !

 

Les deux parents sont très impliqués dans l’alimentation des petits.  Au début, ils leur régurgitent des insectes partiellement digérés. Plus tard, ils leur apportent une quantité considérable de chenilles entières ainsi que des coléoptères. Les loriots qui viennent en Europe pour se reproduire n’auront qu’une seule couvée par an

 

Les jeunes loriots grandissent vite et le nid devient rapidement surpeuplé. Les talents de tisserande de leur mère sont mis à rude épreuve tandis que les petits se bousculent pour chaque becquée.

 

 

Le jeune loriot possède ses plumes de vol et peut quitter le nid 2 semaines après son éclosion. Mais la famille loriot reste groupée à la cime des futaies pendant le reste de l’été, le temps que les petits forcissent et apprennent à se nourrir. La fin du mois d’août verra le départ des loriots pour l’Afrique équatoriale.

  

« Vieux citadin, j’ai appris enfin depuis quelques années,

à distinguer un orme d’un tilleul,

et la brève roulade d’un loriot

de la capricieuse vocalise d’une fauvette à tête noire »

                                                   François Coppée (1842-1908)

Le grand Géocoucou

Un oiseau fascinant

 

Brun zébré de blanc, le grand géocoucou est un grand oiseau aux yeux perçants et jaunes. Sa longue queue équivalente à son corps, son bec long et pointu, sa tête surmontée d’une crête noire plus ou moins érectile, des petites ailes courtes et rondes avec un croissant blanc sur les primaires des jambes longues et minces au bout desquelles quatre doigts pourvus de griffes placées en X dites zygodactyles, le font ressembler plus à une espèce de reptile du temps des dinosaures qu’à un joyeux coucou. Mâle et femelle sont semblables, lui étant plus grand qu’elle… le juvénile est vert bronze.

 

On l’appelle grand géocoucou, ou coucou de Californie ou encore coureur de route, son nom américain est roadrunner.

 

Il vit surtout dans le sud ouest des USA, ou au Mexique, dans le désert composé de buissons clairsemés pour s’abriter ou les zones herbeuses pour se nourrir. Nourriture composée essentiellement d’insectes, lézards, serpents, souris, scorpions, tarentules… Mais il consomme aussi des fruits et des graines.. Il est donc omnivore… et peut être un prédateur pour les petites cailles, les moineaux ou les colibris… Il est réputé pour être un fameux tueur de serpent qu’il tue en transperçant sa tête.

 

Le grand géocoucou ne vole pas bien ou sur de courtes distances quand il n’a pas le choix… Il préfère courir (d’où son nom) et il peut battre des ailes pour courir plus vite… et ainsi atteindre des vitesses de 30 km/heure, le cou tendu, la queue dans l’alignement du corps, pratiquement à l’horizontal…. Une fois sa proie attrapée, il la frappe sur quelque chose de dur pour l’assommer avant de la consommer. Il peut aussi sauter pour attraper un insecte par exemple.

 

   Tout à fait adapté au désert

 

Son adaptation au désert est stupéfiante, et lui permet d’entrer en hypothermie la nuit pour conserver l’énergie… mais également l’eau.. Notre oiseau possède des glandes nasales lui permettant d’évacuer le sel.

 

Il est capable de rester longtemps sans boire pour peu que sa nourriture contienne de l’eau. Il peut réduire de 50 % son activité sous la chaleur de la demi-journée… Après une nuit dans le désert, il se réchauffe au soleil en ébouriffant ses plumes pour exposer sa peau au soleil. Celle-ci est noire afin de mieux absorber l’énergie solaire.

 

Son chant fait penser à celui d’une tourterelle mais en alerte le grand géocoucou lève sa crête et sa queue en émettant des séries de « coos et en claquant du bec.

 

Une reproduction à la carte…

de la météo !

 

Contrairement à nos oiseaux européens particulièrement, le grand géocoucou n’a pas de saison particulière pour assurer sa descendance… elle est fonction des pluies entraînant plus de nourriture.

 

Le mâle effectue sa parade nuptiale en poursuivant la femelle avec des arrêts fréquents, des offrandes de nourriture et des attitudes ponctués de « coos »… Le couple est uni pour la vie.

Ils fabriquent un nid à 10 cm de hauteur dans un cactus ou un petit arbre au fond duquel ils installent des rameaux de bois, de l’herbe et des plumes, parfois une peau de serpent… Papa et maman gécoucou se relaient pour couver les 3 à 6 œufs que maman a pondu. La couvée dure 20 jours et 3 semaines après la naissance des petits, ils peuvent courir et chasser tout seul mais il faut savoir que seuls les plus forts survivent.

  Ce n’est sûrement pas une légende

 

Certains cowboys racontent avoir vu des grands géocoucous construire une clôture avec des morceaux de cactus, enfermant ainsi un serpent pour le piéger et le tuer ensuite.

Le Cagou

 
Emblème de la Nouvelle Calédonie,
Le Cagou est une espèce endémique…
 

C’est un oiseau de 55 cm de long environ (de la taille d’un petit héron) au bec et pattes rouges, de plumage bleu gris et aux longues plumes occipitales. Il est presque incapable de voler, ce qui le rend très vulnérable. En cas d’attaques, il se fige comme s’il ne vivait plus. A lui seul il forme une famille qui vit exclusivement en Nouvelle Calédonie, dans les forêts humides où il trouve les insectes, larves et escargots dont il se nourrit.

 

Il est souvent représenté dans une posture agressive, huppe dressée et plumes gonflées, posture qu’il prend souvent en captivité mais dans la nature il a un comportement beaucoup plus calme, car c’est un oiseau craintif.

Il construit un nid sommaire à même le sol, à l’aide de branchages et de feuilles sèches. La femelle y pond un oeuf unique de 6 à 7 cm de longueur. Le mâle et la femelle vont couver à tour de rôle. Le jeune est brun avec des raies plus sombres sur le dos.

Autrefois recherché pour ses plumes et surtout victime de la disparition de son habitat naturel, l’espèce est en voie de disparition. Le cagou est rare et menacé, bien que protégé par la loi. Ce sont souvent les chiens domestiques, les porcs, les chats et les rats qui le menacent le plus sérieusement.

Il a un cri très particulier qui fait penser aux aboiements d’un jeune chien.

Le Hibou Moyen-Duc

Un regard aux yeux d’or
 
 
Très discret, le plus commun de nos hiboux est un nocturne qui, le jour vit caché. C’est un redoutable chasseur, car il a des armes naturelles bien adaptées.
 
Parmi les rapaces nocturnes, on appelle "hiboux" ceux qui sont pourvus d’aigrettes sur leur tête ronde et "chouettes" ceux qui en sont dépourvus. Le mot "otus" (rappel du nom scientifique du moyen-duc : "Asio otus"), désignant le hibou, vient du grec otos, oreilles. En réalités, les aigrettes qui surmontent la tête des hiboux ne sont pas des oreilles, mais de simples pinceaux de plumes, qui ne sont d’ailleurs pas visibles quand l’oiseau les rabat. Elles ont une fonction expressive, comme la huppe chez d’autres oiseaux. Chez les hiboux comme chez les chouettes, c’est le disque facial qui capte les sons et les dirige vers les orifices auditifs. Invisibles sous les plumes, ceux-ci sont situés sur les côtés du crâne, larges et orientées vers l’avant.
 
Un chasseur dans la nuit !
 
C’est au début de la nuit, puis à nouveau à quelques heures avant le lever du jour que le moyen-duc s’active le plus. Il survole les prés, les chemins, les clairières et les alentours, examinant tout de son regard aigu. Il évolue avec aisance entre les branches et les sous-bois lui offrent un excellent terrain de chasse. Son vol est souple et lent, alternant quelques battements rapides et une glissade, ailes étendues. Il cherche allant et venant à environ 1 m. du sol, silencieux comme tous les rapaces nocturnes. Même dans la nuit noire, il est capable de localiser très précisément sa proie, grâce à son ouie exceptionnelle et à une vision adaptée. Brusquement, alerté par un bruit même infime entre les herbes, le hibou plonge et s’empare d’un campagnol affairé.
 
Toujours et encore du campagnol !
 
Le campagnol est un petit rongeur qui se nourrit de jeunes pousses de céréales et d’herbes tendres… Le moyen-duc peut en consommer 4 par nuit et beaucoup plus en période d’élevage. On comprend donc qu’il soit l’ami des agriculteurs. Le campagnol est la "nourriture " principale du moyen-duc. Par mauvais temps (pluie, vent ou neige), il cherche d’autres proies.
 
Le squatteur de vieux nids
 
Dès le mois de janvier, le mâle lance son appel grave dans la nuit froide. La femelle lui répond et le couple se forme, délimitant leur territoire. En mars c’est la femelle qui choisit le nid, souvent un ancien nid de corvidés (corbeaux, pies, geais etc). Elle le tapisse de poils de mammifères prélevées dans les pelotes de réjections puis pond 4 à 7 oeufs à 2 ou 3 jours d’intervalle. Tandis que le hibou chasse les campagnols pour sa belle, elle couve seule ne quittant le nid que quelques minutes par jour le temps de faire sa toilette. Il y aura une différence de taille parmi les poussins et si tout va bien, tout ce petit monde va grandir normalement. Mais si la nourriture se fait rare, les parents nourrissent d’abord les ainés et les plus petits périssent.
 
Quelques boules de plumes

 
La femelle réchauffe les oisillons, couverts d’un épais duvet blanchâtre. Le mâle chasse alors de plus belle, partant dès la fin de l’après midi. Plus tard quand la femelle les quitte, les poussins se tournent les uns contre les autres afin de se tenir chaud.  Vers l’âge de 21 jours les poussins quittent le nid et se perchent sur les branches, se dissimulant dans le feuillage, où ils sont moins repérables que dans le nid. Regard grave et allure de peluches, ils peuvent tomber à terre sans pour cela être perdus. Après l’envol, les parents les nourrissent encore quelque temps.  Ils seront indépendants à l’âge de 2 mois. Enfin l’automne venu, les jeunes hiboux errent à, la recherche d’une territoire propice où s’installer pour la vie, ce qui peut les conduite à plusieurs centaines de kilomètres de leur lieu de naissance.
 
 

Secrets du jour
 
A la différence des autres rapaces nocturnes, le hibou moyen-duc fréquente ses congénères, l’hiver, surtout quand les mauvaises conditions l’obligent à se déplacer. Une vingtaine de moyens-ducs se regroupent alors, parfois jusqu’à soixante, dans un secteur où ils ont trouvé de la nourriture. La nuit, ils chassent en solitaire, mais le jour, ils se reposent à proximité les uns des autres dans un groupe de conifères ou dans un taillis dense. Perché au coeur de l’arbre, près du tronc, un hibou immobile attend les yeux mi-clos le retour de la nuit. A quelques mètres, les autres font de même. S’ils ne sont pas importunés, ils reviennent chaque jour au même dortoir. Sous les arbres s’accumulent les fientes, et surtout les pelotes de réjection, précieux indices pour l’observateur, qui aura l’élégance, une fois l’oiseau repéré, de rester aussi discret que le hibou aux yeux d’or !!