Un site utilisant WordPress.com

L’Aigle Royal

Le roi des rapaces,
Le roi des hautes montagnes
 

se distingue des autres oiseaux par les tarses emplumés, et des arcades sourcillières saillantes qui lui donne un air si féroce. Modèle de hardiesse et de courage, il exerce sur les hommes une fascination mêlée de crainte. Avec ses 2 mètres d’envergure et des serres effilées de 7 cm, d’une force inouie capable de transpercer le crane des petits ongulés, cet oiseau de légende parvient à capturer renards et jeunes chamois….
 
Observé en vol, l’aigle royal ne bat des ailes que très rarement : il utilise pour se déplacer les courants ascendants et pratique à merveille le vol plané ascencionnel. Il décrit de larges spirales ascendantes qui peuvent le faire disparaître en altitude dans l’azur bleu des montagnes. Il peut partir aussi en vol plané glissé afin de parcourir des grandes distances avec une perte infime d’altitude. L’aigle est capable d’acrobaties aériennes spectaculaires : ailes repliées, il peut tomber en piqué à plus de 200 Km/h, excelle dans le "vol en festons", peut effectuer des tonneaux lors de jeux nuptiaux, simuler des attaques avec présentation des serres, effectuer des poursuites, des virevoltes. Il peut aussi jouer avec des objets en les lachant et en les rattrapant en plein vol.
 
Ce monarque des alpages vit en haute montagne. A terre il a un regard décidé et le sourcil sévère des monarques absolus. Mais c’est en l’air qu’il est vraiment royal. Sans effort, l’aigle se hisse en spirale et domine les vallées. Il surveille son territoire de chasse. Une marmotte siffle et toute la tribu se met à couvert. Frôlant le versant à pic, l’aigle poursuit sa glissade, puis rusé, il vire en douce sur l’arête et revient cueillir le rongeur ingénu qui ressort de son trou croyant le danger passé.
L’été, des Alpes aux Pyrénées, la marmotte est son plat favori. Mais il traque aussi l’agneau nouveau-né, la volaille de basse-cour, le campagnol ou l’écureuil et le chat, le chien, le lièvre. L’hiver lorsque la marmotte dort, l’aigle jeûne plus souvent. Il dispute alors les charognes aux corbeaux et aux vautours. Affamé, il prend tous les risques, épiant le chamois ou le bouquetin flageolant et le tue !!!!! Il règne sur un territoire de 50 km2 en moyenne. Il peut atteindre une vitesse de vol de 120 km/h.
 

Son oeil est 8 fois plus puissant que le nôtre. IL repère un congénère à 5 km et l’attaque si c’est un rival. Serres entremêlées, les aigles virevoltent et s’entretuent en tombant parfois.
 
En mars, à la saison des amours, le couple s’élance dans une éblouissante série de piqués, loopings, signaux de puissance adressés par le couple à ses voisins. La femelle est toujours la plus forte, c’est la loi des rapaces. Le couple "possède" 5 ou 6 aires, simples replats dans les falaises situés aux alentours de 2 000 mètres et toujours plus bas que son terrain de chasse. Leur nid (aire) peut atteindre 2 m. de large et autant de haut. Sur cette énorme trône, la femelle couve 2 oeufs, rarement 3.

 
6 semaines de couvaison seront nécessaires à l’éclosion du premier aiglon, le second naitra 2 ou 3 jours plus tard. Le père chasse et la mère dépèce les proies donnant la bécquée aux oisillons. Alors, s’amorce une lutte fraticide appelée "caïnisme" (Caïn aurait affamé et tué son frère). Le premier né, plus fort, s’arroge la plupart du repas ne laissant que les miettes à son frère. L’ainé va l’affamer et cela peut aller souvent jusqu’à le tuer. Les parents assistent sans rien faire, et c’est souvent la soeur ainée qui joue les "caïn". La plupart du temps le couple n’élève qu’un petit.
 
Quand les survivants des jeunes sont plus grands, les parents se bornent à jeter le gibier sur l’aire. Vers 10 semaines, les parents cessent les visites. Pathétique, l’aiglon emplumé, se lamente en battant des ailes. Il prend du muscle et perd du gras. Au coeur de l’été, alors que la faim le tenaille, il s’élance et découvre l’ivresse du vol mais jusqu’à la fin de l’autome, il quémandera aux parents sa part des proies.
 
Pendant 3 ou 4 ans il errera en quête d’un territoire et n’aura ses plumes d’adultes que vers 5 ans. Cette errance sera fatale à bien des jeunes….
About these ads

Une réponse

  1. Flo-Ray

    Bonjour Minou,
     
    Ce gros oiseau  me terrorise… (Souvenirs de film, je crois.)
    Je préfère toujours les petits oiseaux.
     
    Bisous, Bon Mercredi ! Floralie (ou Flo-Ray)

    13 juin 2007 à 5 h 12 min

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.